Historique du DH-100 Vampire version résumée

 

Vers la version détailleé

Le Vampire

 

le premier vol du DH-100 Vampire, le LZ-548 / G, a lieu le 20 septembre 1943. Il est piloté par Geoffrey de Havilland, fils du constructeur et propriétaire de l’usine de Havilland, qui se tue sept jours plus tard aux commandes du second proto construit, le DH-108 - TG306, avec voilure en flèche.   

 

En Suisse…

 

Octobre 1945, une délégation de la KTA , actuellement « Groupement de l’armement », se rend en Angleterre pour se faire présenter divers avions de combat, en vue du  remplacement des avions à hélice.  Rapidement l’intérêt se porte sur le DH-100 Vampire Mk1.

Mars 1946,  un groupe de pilotes d’essais et de techniciens se rend à  son tour chez De Havilland pour tester divers appareils.  Leurs résultats appuient  l’estimation des techniciens en faveur du Vampire. Dans un premier temps, trois machines Mk.1. sont acquises. Elles sont destinées à effectuer des essais pratiques en terre helvétique par nos pilotes.  Les premiers essais en vol du Vampire débutent  à Dübendorf/ZH avec le  J-1001, sans problèmes durant près de 2 heures. Mais soudain l’avion subit une panne au décollage, s’écrase et devient irrécupérable en raison de sa  carlingue en bois. Par chance, le pilote est indemne. Les essais sont interrompus jusqu’en avril 1947 et ne reprendront que lors de la livraison du 3 ème appareil commandé,  le J-1003. Ils sont alors testés en « conditions de vol suisse ».

 

En 1946, le Gouvernement  prévoit l’acquisition de 75 DH-100 Vampire Mk 6, plus perfectionnés que la version testée qui était le Mk1.  Les premières livraisons se font en 1949, déjà. La transition  des pilotes militaires de carrière a lieu simultanément la même année.

Le Parlement donne ensuite son feu vert pour l’acquisition d’une seconde série de cent avions du même type, à construire sous licence en Suisse.

 

Remise à la troupe

Dès avril 1950, des pilotes militaires de carrière de l’escadre de surveillance  se chargent de la conversion des cinquante premiers pilotes de milice, sur l’aérodrome de Kloten alors en constr0uction. Grâce à l’arrivée, dès 1953, du DH-115 vampire biplace, l’enseignement du pilotage devient plus facile et plus sûr, Le moniteur étant assis à côté de son élève. L’armée suisse acquiert ainsi, 39 avions de ce type, neufs ou d’occasion.

 

1950 - Faute d’une climatisation digne de ce nom, on tente de réduire la chaleur dans le cockpit durant l’été, par l’introduction d’un casque de couleur blanche.  Les Vampire ne seront équipés de sièges éjectables que dans les années 60.  La combinaison « Anti-G » est introduite. Plus tard, faisant suite aux nécessités de l’équipement radio et électrique un nouveau nez est fabriqué.

 

Retrait du Vampire…

La rapide progression de la technologie fait que le Vampire perd rapidement son titre de chasseur le plus récent. En 1952, la production des Vampire est donc arrêtée, tant en Angleterre qu’en Suisse. Toutefois, en 1960,  la Fabrique fédérale d’avions en assemble encore trois à partir de pièces non utilisées.

 

La mise en service du Hunter, en 1959 puis du Mirage en 1968, sonne le glas du Vampire comme avion de combat actif au sein des escadrilles.

Les 150 monoplaces DH-100 ont accompli un total de 220'000 heures de vol au cours de 390'000 sorties. Quant aux DH-115 biplaces, ils totalisent 68'000 heures de vol pour 139'000 sorties.  Ces prestations ont été accompagnées d’événements tragiques. 23 accidents de DH-100, coûtant la vie à 19 pilotes, alors que 4 d’entre-deux ont eu la vie sauve grâce au siège éjectable. On a également enregistré deux accidents de biplaces, causant la mort de 3 pilotes, un ayant pu s’éjecter.

 

Avions mis en vente   

Début 1990, l’ Office fédéral des aérodromes militaires (OFAEM) annonce la mise en vente d’une centaine d’anciens avions militaires divers, retirés du service mais encore susceptibles de voler, dont 80 De Havilland Vampire mono et biplaces. Les prix fixes vont de CHF.12'000.- à CHF 20'000.-. Parfaitement entretenues ces machines ne nécessitent pas de travaux particuliers à l’exception de certaines d’entre elles ayant atteint le cap des 1800 heures de vol et qui doivent subir un contrôle approfondi pour bénéficier à nouveau d’un potentiel de vol complet.

L’année suivante 53 monoplaces DH-100 Mk.6 sont mis en vente à prix fixes. Les 28 biplaces font l’objet d’une vente aux enchères avec mise à prix de départ fixée à CHF  21'000.-  Onze appareils sont acquis par des Suisses, les 17 autres par des étrangers venus de France, Suède, Norvège, Belgique, Canada et USA. Ils sont livrés « à domicile » par des pilotes professionnels de l’OFAEM. Certains appareils sont achetés par des associations et des collectionneurs  qui les font voler, c’est le cas notamment en Suisse romande du J-1197 d’Eric Chardonnens, bien sûr, mais aussi du J-1103  et du U-1208,  tous trois stationnés à Sion.

 

Fin de carrière active…

Le 12 juin 1990 marque à Emmen le retrait officiel du Vampire, mais certains d’entre eux vont encore voler pour l’armée. Ils servent de cible fictive pour les exercices de pointage sans munition au bénéfice de la D.C.A.  

 

Dernier vol militaire du Vampire

Le dernier vol militaire du Vampire a lieu le 19 décembre 1990. Ce jour-là six appareils DH-100 Mk6 sont transférés de Samedan/GR à Sion, afin d’y être stockés, puis plus tard vendus.  

 

Missions particulières pour certains DH-115

Quelques »Trainer » vont encore rendre de précieux services aux Forces aériennes.  Entraînement au système de tir « Noras » (engin filoguidé),  conduite de la guerre électronique,  recherche directionnelle des émissions radio (PEIL) et  prises de vues cinématographiques aériennes.

 

Camouflage gris-vert

Un seul Vampire biplace reçoit un camouflage gris-vert – unique dans l’armée suisse – pour les besoins du tournage d’un épisode de la série française « Les Chevaliers du ciel », entièrement tourné en Suisse. Ce Vampire, dépourvu de ses marques de nationalité, jouait le rôle d’intrus « Diaboli » dans l’espace aérien helvétique et traqué par des F-5 Tiger.

 

 

 

 

Après presque un demi-siècle d’utilisation, l’aviation militaire suisse se sépare du jet qui aura inauguré l’ère de la propulsion à réaction dans le ciel helvétique !

 

Historique version détaillée